Du Smart Building à la Smart City

Le Smart Building un maillon du Smart Grid

Standardiser le pilotage de l’énergie par profil de bâtiment
Une des premières applications demeure l’interface des bâtiments vers le Grid pour piloter l’énergie de façon efficace en diminuant la consommation mais également en sachant réagir face à un pic de consommation énergétique qui impose un repli de consommation. C’est typiquement la problématique de l’effacement diffus. Il est à ce jour cantonné à des producteurs/consommateurs importants et nous devons démocratiser ce concept au cœur des Smart Cites de demain. Les bâtiments représentent un poids très important de la consommation totale des villes. Il est impératif de rendre ces bâtiments communicants non seulement vers le Grid mais également entre eux pour un partage des ressources. Leur interopérabilité est donc une nécessité. Le Grid attend que le bâtiment sache ce qu’il produit, sa prévision de charge, sa capacité à délester, sa flexibilité, sa capacité à stocker… Le Grid s’attend également à ce que le bâtiment soit capable d’accepter de recevoir des demandes provenant de l’ extérieur. Le pilotage énergétique va tendre vers un échange d’informations pertinentes entre la grille et le bâtiment : « je suis un bâtiment intelligent qui sait ce que je consomme, je sais calculer ma prévision de charge, je connais ma capacité à délester, ma capacité à stocker et à produire et je sais fournir ces informations au Grid. Je suis un bâtiment qui accepte de coopérer avec le Grid et suis capable de m’engager sur un prévisionnel de courbe de charge sur toutes les énergies. Les échanges sont proposés à travers un protocole standardisé, ouvert dans le domaine public et sécurisé qui arrive dans le Cloud dans une plateforme capable de gérer les big data. Je dialogue sur des protocoles interopérables ».

Le Smart Building connecté et ouvert

Nourrir l’écosystème de services
Au delà du pilotage de l’énergie, Il faut aussi ouvrir le bâtiment sur un écosystème de services au travers  notamment d’applications et de plateformes disponibles dans le cloud. Les acteurs du monde de l’IT doivent pouvoir récupérer des informations venant des bâtiments afin de bâtir des solutions logicielles qui seront vecteur de services pour l’ensemble des parties prenantes du bâtiment :  usagers, exploitants, opérateurs de services, collectivité, ….

Pour ce faire un bâtiment se doit d’être connecté et ouvert afin de permettre l’accès aux données à l’ensemble des parties prenantes autorisées, et ce aussi bien à l’intérieur qu’ à l’extérieur du bâtiment. Enfin la confidentialité et la sécurité des données sont au cœur des enjeux du smart building ».

En résumé le « Smart » ouvre de nouveaux champs dans le secteur du bâtiment :

  • Interopérabilité des équipements
  • Web Services et API
  • Accès aux données
  • Sécurité des données
  • Big data
  •  …

Du Smart Building à la Smart City

  • Interopérabilité et standardisation, des prérequis pour l’intégration du Smart Building dans la Smart City

A l’heure actuelle les projets d’écoquartier sont pour l’essentiel des « Proof of Concept » : une collection de solutions qui coexistent côte à côte, chaque solution étant unique, et réinventée à chaque nouvelle expérience. Il faut que les différents acteurs et opérateurs de la ville, des réseaux et du bâtiment convergent vers une vraie interopérabilité entre les différentes solutions proposées et s’assurent de leur de leur capacité de diffusion à grande échelle.

Création d’un référentiel SBA écoquartier
Issu de la segmentation du marché, il donnera naissance à terme à des normes tangibles et à un référentiel reconnu.

Eco quartier