Contexte & enjeux

L’ éco-quartier

Dans le cadre de la loi de Programme fixant les Orientations de la Politique Énergétique du 13 juillet 2005 (loi POPE) et des récentes mesures prises lors des lois d’engagement national pour l’environnement (Grenelle 1 et 2), la politique énergétique de la France concourt à la réalisation de l’objectif d’amélioration de 20 % de l’efficacité énergétique de l’Union Européenne.

Les mesures nationales de lutte contre le changement climatique portent en priorité sur la baisse de la consommation en énergie des bâtiments et la réduction des émissions de gaz à effet de serre des secteurs des transports et de l’énergie. Par ailleurs la France s’engage à porter la part des énergies renouvelables à au moins 23 % de sa consommation d’énergie finale d’ici à 2020 (contre plus de 12% en 2009). Peu de projets d’éco-quartiers mentionnent les échanges d’énergie électrique possible inter-bâtiments, et peu se donnent un objectif global de réduction des consommations à l’échelle du quartier ou dans une dimension plus globale.

Les dossiers s’attachent principalement à la réduction des consommations énergétiques des bâtiments… Or il y a beaucoup d’autres facteurs à prendre en compte dont le facteur clef de l’interopérabilité sans lequel les échanges de données et d’énergie inter-bâtiments sont possibles.

L’écosystème

Les villes ne peuvent plus, en effet, être définies uniquement par leurs frontières et évoluent dans un contexte de plus en plus numérique. Les technologies de l’information et de la communication vont nourrir une véritable politique d’urbanisation des technologies et d’architecture « durable » intelligente et vont transformer l’espace public et valoriser la ville au travers de nouveaux services intégrés.

Les architectes et services d’urbanisme doivent relever le défi d’associer des réseaux de capteurs avec des réseaux sociaux en y intégrant tous les domaines (énergies, eau, déchets, transports, sécurité, santé…) pour faire des citoyens de véritables acteurs de la ville intelligente et durable. La « smart city » du 21 ème siècle s’oriente vers un espace plus social, lieu de partage et de projets collectifs où la communication et la coopération entre citoyens témoigneront de la modernité d’une ville.

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