Il a été l’un des fondateurs de la SBA en 2012. Aujourd’hui, après des années d’engagement en tant que trésorier, ambassadeur puis président de la Commission Intelligence Artificielle à la SBA, il est plus que jamais convaincu par la vision et l’utilité de l’alliance auprès de la filière pour le futur du bâtiment et de la ville. Il est ainsi devenu en 2020 le Vice-Président du pilier Smart Building.
Son portrait, ses projets et ses perspectives dans le cadre de sa nouvelle mission.

 

Qui êtes-vous, Sébastien Meunier ?

Sébastien Meunier – Formé en informatique et réseaux de communication, je travaille depuis 25 ans dans l’ingénierie, l’industrie et le bâtiment, en particulier sur la convergence numérique de l’énergie et des services. Mais surtout, je suis impliqué dans la SBA dès ses premiers pas. Laissez-moi raconter son histoire, pour mieux comprendre mon engagement aujourd’hui. Tout a commencé en 2011, par un coup de fil de Serge Le Men, qui n’était pas encore le tout premier Président de la SBA. Avec Emmanuel François et Philippe Gout, il avait déjà le projet de mêler les technologies informatiques et le bâtiment. À l’époque, personne n’en parlait. Moins de 30 minutes lui ont suffi pour m’exposer leur vision et me convaincre, moi qui m’intéressais déjà depuis quelque temps au Smart Grid. Pendant des mois, nous avons échangé tous les quatre nos idées sur le sujet et mûri notre pensée, le week-end, la nuit, dès qu’on le pouvait… Pour tester nos réflexions et passer à une vitesse supérieure, nous avons réuni quelques personnes de la filière. L’idée semblait plaire au plus grand nombre et nous nous sommes vraiment lancés en avril 2012 : la SBA était née, Serge en était le Président, Emmanuel, le Vice-Président, Philippe, le Secrétaire, et moi-même, le Trésorier. Nous avons rapidement publié notre manifeste fondateur avec l’aide des premiers pionniers. Déjà, l’idée du référentiel R2S émergeait. La SBA prenait de l’ampleur, ce qui a commencé à interpeller des syndicats professionnels, observant avec un œil étonné le nouvel acteur du bâtiment que nous étions. À cette époque, j’ai donc décidé de prendre un peu de recul et laissé ma charge de Trésorier, pour travailler avec ces organisations, mieux comprendre les interrogations et réticences, et nouer des collaborations, tout en restant ambassadeur de la SBA. Ce fût un travail de fourmi, très enrichissant, qui a abouti en 2017 à la signature de la Charte d’engagement volontaire de la filière du bâtiment « Bâtiment connectés, bâtiments solidaires et humains », par le ministère de la Cohésion des territoires, des industriels, des bailleurs, des promoteurs, des certificateurs… les organisations professionnelles et la SBA ! C’était enfin la reconnaissance de nos convictions. Désormais nous travaillons main dans la main. Arrivé à ce point de relations saines et constructives, dans une excellente ambiance collaborative, j’ai décidé de me présenter au poste de Vice-Président Smart Building.

Quels sont vos projets désormais ?

SM – Comme je viens de le décrire, ces dernières années ont été consacrées à défricher le marché du bâtiment connecté. Nous entrons aujourd’hui dans une nouvelle ère, celle du déploiement concret. Il y a 1 milliard de m² en tertiaire en France et pour atteindre les objectifs bas carbone, de productivité, de confort et de sécurité, le numérique et nos référentiels sont des solutions de valorisation de l’actif à mettre en œuvre sur l’ensemble du parc existant et, bien entendu, dans tous les bâtiments neufs. Cette massification représente un véritable challenge pour la SBA dans les territoires, surtout si nous voulons garder l’agilité, la capacité d’innovation et l’esprit d’initiative, qui constituent notre ADN. Nous devons nous adapter au parc immobilier existant et entraîner avec nous les milliers de femmes et d’hommes de la filière pour une meilleure adoption du numérique dans le bâtiment.

Dans cette perspective, avec Benjamin Ficquet qui a rejoint le pilier Smart Building en tant que délégué Vice-Président, nous allons travailler sur les actions et priorités à mettre en place, que nous présenterons lors du prochain Conseil d’administration en juin. Nous collaborerons étroitement avec les 11 commissions dédiées au Smart Building, pour mieux écouter leurs besoins de terrain et nous appuyer sur leurs axes de déploiement. Nous allons aussi consulter les piliers Smart Home et Smart City de la SBA, et partager tous les trois nos orientations pour œuvrer en cohérence et en ligne avec la feuille de route de la SBA.

Mon projet est enfin de renforcer encore et encore les synergies avec la filière et les organisations professionnelles. L’objectif est d’avancer ensemble. Toujours.

À plus long terme, quelles sont vos perspectives ?

SM – Mon enjeu principal est la décarbonation du bâtiment. À ce jour, le secteur représente encore plus de 40 % des consommations d’énergie en France, qui ont un impact majeur sur le climat. Cela ne peut et ne doit plus durer.

L’autre défi à relever sera celui des usages et de la résilience. Il nous permettra de mieux résister aux crises, telles que celle que nous vivons avec l’épidémie de Covid-19. Brutalement, nos habitations sont devenues nos bureaux. Il faudra donc apprendre à faire des bâtiments hybrides, flexibles et modulaires, et définir le bouquet de services nécessaire à cette mutation. Car la transition devra se faire encore plus rapidement que ce que nous imaginions. La décennie 2020-2030 verra de grandes transformations dans le bâtiment, j’en suis persuadé. Nous serons aidés dans cette voie par les nouvelles réglementations, comme le décret tertiaire en France et le décret BACS. Nous devons changer. C’est désormais écrit. Alors faisons le bien !

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