Alors que la rénovation des bâtiments est considérée comme une priorité par le Gouvernement, qui multiplie les aides financières (chaudière à un euro, prêt à taux zéro, crédit d’impôt pour la transition énergétique…), force est de constater que seuls 2 à 3 % des bâtiments sont rénovés dans la réalité. La SBA et l’AFE[1] pensent avoir trouvé la solution pour accélérer la démarche, qu’elles détaillent dans un nouveau thémaLa rénovation de l’éclairage, comment accélérer la transition digitale du parc immobilier et urbain″. Explications.

En France, la rénovation des bâtiments reste trop lente, malgré les incitations mises en place. Si le rythme reste le même, il faudra jusqu’à 50 ans pour renouveler tout le parc immobilier existant ! « Or dans le même temps, une dynamique est en marche, confie François Darsy, Président de la Commission Smart Lighting. Il s’agit du remplacement des éclairages dans nos espaces de vie et nos villes par des LEDs. » Si l’on renouvelle 10 à 20 % des éclairages chaque année en effet, la rénovation du parc sera achevée en 5 à 10 ans.

La SBA et l’AFE main dans la main

Fortes de ce constat, la SBA et l’AFE ont décidé d’unir leurs réflexions et leurs expertises au sein d’un groupe de travail commun : la Commission Smart Lighting. Ensemble, les deux associations ont œuvré pendant un an, afin de profiter de l’opportunité du changement de technologie d’éclairage pour améliorer l’ensemble du parc immobilier et urbain. « Aujourd’hui, la lampe à diode électroluminescente est une technologie mature, sans cesse améliorée depuis une dizaine d’années, martèle François Darsy. Non seulement les LEDs permettent de faire 60 à 80 % d’économie d’énergie, mais en plus elles ont une durée de vie beaucoup plus longues que les anciennes ampoules : 20 à 50 fois mieux. Imaginez votre éclairage ancienne génération comme un robinet qui fuit. Plus vous attendez, plus la fuite sera importante ! » 

Une véritable rupture technologique

Côté consommations, les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2006, 20 % de l’électricité dans le monde étaient utilisés rien que pour l’éclairage ; en 2030, seuls 7 % de l’électricité seront consacrés à l’éclairage, alors que le nombre de points lumineux augmente en continu. « Investir dans la technologie LED pour son éclairage est réellement très rentable et les LEDs présentent bien d’autres atouts, détaille François Darsy. On peut leur adjoindre des capteurs numériques, ce qui permet de créer dans les immeubles de bureaux par exemple, une cartographie des usages du bâtiment, pour une utilisation plus appropriée des espaces de travail et une productivité augmentée. » L’éclairage se caractérise en effet par une infrastructure dense, qu’on estime à un point lumineux tous les 5 m², et stable, qui permet de digitaliser les espaces de manière fiable et pérenne. Il donne ainsi accès à une foultitude de services. Dans un hôpital par exemple, des capteurs associés aux LEDs permettent d’avoir une solution de suivi des actifs, consommables et autres équipements médicaux : échantillons biologiques, poches et pompes de perfusions, fauteuils roulants, lits médicalisés… Même avantage en extérieur avec l’éclairage public. Avec des lampadaires tous les 10 m, les points d’éclairage connectés peuvent remonter toutes sortes d’information sur la circulation automobile, la pollution de l’air, ou encore le niveau sonore dans la ville. 

Des LEDs bons pour le moral

L’éclairage peut même se substituer au réseau WiFi grâce aux LEDs. On parle de réseau LiFi, pour se connecter à internet sous un luminaire. Alors que le WiFi utilise les ondes radio, le LiFi exploite les ondes lumineuses pour transmettre des informations. Et ce n’est pas tout, puisque l’éclairage LED présente un impact positif sur la santé et le bien-être. « Le théma prend l’exemple de l’équipement de trois classes d’une école primaire danoise, explique François Darsy. L’étude montre non seulement que l’éclairage LED apporte un meilleur confort visuel, mais en plus qu’il impacte le niveau d’activité des élèves, et améliore les capacités d’apprentissage. » De surcroît, il est largement reconnu que la lumière naturelle a une influence sur l’horloge biologique humaine. Au fil de la journée, au gré des saisons, selon la position géographique, elle varie en intensité et en couleur (du blanc au jaune), ce qui joue sur l’organisme humain. Les LEDs présentent justement la capacité de varier comme la lumière naturelle, distillant ses ″bonnes ondes″ de bien-être aux occupants des bâtiments. Ces bienfaits sont flagrants dans les cas des employés de bureaux, exposés aux lumières artificielles, et les personnes âgées, dont l’horloge interne est souvent déréglée. 

Un théma pour bien comprendre les enjeux d’un meilleur éclairage

À l’extérieur, les éclairages LED permettent en plus de mettre en valeur les aménagements urbains. Ils rendent les lieux plus attractifs, créent du lien entre les villes et leurs habitants, procurent un sentiment de sécurité. « C’est tout ce que vous découvrirez dans le nouveau théma publié par la Commission Smart Lighting commune à la SBA et l’AFE, qui illustre tous les bénéfices de la rénovation de l’éclairage et de la lumière nouvelle génération dans la transition numérique des bâtiments et des villes, conclut François Darsy. Il donne également des recommandations pour passer à l’action, que vous pourrez encore approfondir avec les trois livres blancs disponibles sur le site internet de l’AFE, correspondant aux trois chapitres du théma de la SBA : ″La Révolution LED″, ″IoT et digital″ et ″Human Centric Lighting″. »  

[1] Association Française de l’Eclairage

 

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