Nouveau Vice-Président Smart Home, François-Xavier Jeuland est loin d’être un inconnu pour la SBA. Cela fait déjà longtemps qu’il travaille à nos côtés, notamment sur l’élaboration du label R2S Résidentiel et dans le rapprochement de la Fédération Française de la Domotique – la FFD – dont il a été Président-Fondateur, avec la SBA.
Son portrait, ses projets et les perspectives du pilier Smart Home.

 

Qui êtes-vous, François-Xavier Jeuland ?

FX J – À l’origine, j’ai une formation d’ingénieur généraliste, plutôt tournée vers l’informatique. Mon parcours est jalonné d’expériences très variées, dans des grands groupes, dans des sociétés de services, dans le montage de projets européens, au sein de startups aussi. Au fil de ces expériences, j’ai acquis la conviction que le métier idéal pour moi était celui d’indépendant, à condition de pouvoir travailler en réseau et c’est ce que je fais depuis.

Je me consacre depuis 15 ans à l’intégration du numérique du bâtiment et j’ai développé une activité de conseil et d’Assistance à Maîtrise d’Ouvrage dans le Smart Home, le Smart Building et les écoquartiers. Mon travail m’a conduit notamment à multiplier les expériences de consulting, de coaching et de formation auprès de nombreux acteurs soucieux d’évoluer vers le Smart. J’ai aussi rédigé plusieurs livres, et j’interviens régulièrement en conférences sur le sujet. C’est pour moi la façon de militer pour le « logement connecté pour tous », au-delà de mon engagement au sein de la FFD ou de la SBA, dont j’ai été un fervent Ambassadeur au cours de ces 5 dernières années.

Quels sont vos projets désormais, au sein de la SBA ?

FX J – Ma mission au sein de la SBA devient officielle aujourd’hui, mais elle a démarré bien avant même le moment où nous avons décidé avec Emmanuel François de faire converger nos deux structures et ainsi de créer le troisième pilier de la SBA : le Smart Home.

Mon premier rôle sera donc d’accompagner les membres de l’ex-FFD, de les aider à bien s’intégrer dans notre entité commune, de faire en sorte qu’ils soient satisfaits des services apportés par la SBA et de donner un élan suffisant pour qu’ils continuent d’œuvrer comme ils l’ont admirablement fait déjà dans les rangs de la FFD, que ce soit en région comme au niveau national. J’ai aussi la volonté de mettre en place les conditions nécessaires pour permettre à nos membres de pérenniser leur activité, surtout dans le contexte difficile de la crise sanitaire du Covid-19 qui nous touche collectivement. C’est le meilleur moment aujourd’hui de partir sur de bonnes bases sur le numérique dans le bâtiment. Je ne suis pas seul à le penser, comme le prouve l’appel de Philippe Pelletier, Président du Plan Bâtiment Durable.

Mon objectif ensuite sera de porter la vision de la SBA auprès des aménageurs, des politiques ou encore des maîtres d’ouvrage, et de représenter ses valeurs. Je n’ai pas prévu de révolutionner la feuille de route établie mais plutôt de suivre les voies déjà tracées. Concrètement, nous allons par exemple tester et expérimenter le label R2S résidentiel dans le cadre de projets pilotes. En parallèle, nous allons renforcer le dispositif de certification des prestataires Smart Home avec Afnor Certification, pour apporter aux donneurs d’ordre toute la confiance nécessaire sur les technologies dans le logement. Pour ce faire, je sais que je peux compter sur le soutien de Christian Rozier, délégué du Vice-Président Smart Home, qui va m’aider par exemple à établir une série de recommandations à l’adresse des promoteurs et des bailleurs, pour les guider et clarifier nos données sur les bonnes pratiques et les technologies qui fonctionnent dans le bâtiment connecté.

À plus long terme, quelles sont vos perspectives ?

FX J – Je pense qu’il est indispensable pour l’efficacité de la SBA de travailler de manière transverse, main dans la main avec les piliers Smart Building et Smart City, pour instaurer plus de confiance vis-à-vis du numérique dans le secteur du bâtiment. C’est le défi N°1 de la SBA, car vous savez sans doute que certaines organisations professionnelles de la filière n’intègrent par encore le digital dans leurs pratiques. Un exemple flagrant : le nouveau Diagnostic de Performance Énergétique n’évoque pas du tout le numérique dans ses documents. Voilà pourquoi nous tenons à démontrer et à convaincre que le digital est tout sauf un gadget dans un logement. Ces dernières années, nous avons réussi à faire sortir la domotique d’un marché de niche. Mais elle a encore une réputation trop élitiste. Il faut passer à un marché de masse, pour que tous les habitants qui le souhaitent aient accès à un logement connecté. Il convient dans cette perspective réconcilier les dimensions Smart et Green dans le bâtiment et la ville, qui sont encore trop souvent dissociées dans l’esprit de la plupart des collectivités. Résultat : rarement le digital est intégré dans leurs réflexions sur le Développement Durable. Or, il ne faut surtout pas opposer les dimensions Smart et Green, car elles sont complémentaires.

Pour faire évoluer la situation, Ella Étienne-Dennoy, Vice-Présidente Smart City, Sébastien Meunier, Vice-Président Smart Building, et moi-même, à la tête du pilier Smart Home, allons travailler ensemble pour remettre à plat les commissions de la SBA, pour en dessiner de nouvelles plus transversales, qui abordent les sujets globalement. Nous allons nous coordonner et mettre nos ressources en commun, pour avancer plus vite et plus efficacement.

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