Parmi les usages prioritaires dans les bâtiments et la ville, la diffusion d’informations aux habitants et aux citoyens dans des lieux publics s’effectue par affichage dynamique sur un écran. Parce que les infrastructures doivent être préparées pour une communication plus fluide et efficace, la SBA lance la commission Digital Signage, chargée de définir les préalables nécessaires à l’intégration dans le système d’information des bâtiments. Objectifs et perspectives, par son coordinateur Alain Despiau-Peyralade, également président de l’AV User Club France, dont la vocation est de valoriser les usages de l’audiovisuel au sein des entreprises et les institutions publiques.

Centre villes, gares, hôtels, centres commerciaux, boutiques, cinémas, halls d’accueil d’immeubles d’habitation… la signalétique numérique (ou Digital Signage) est partout. « Parce que les écrans d’affichage dynamique apportent davantage de souplesse d’usage, une capacité d’évolution et de contrôle des messages illimitée et plus d’implication des publics, ils sont aujourd’hui plus souvent utilisés au détriment des supports traditionnels, comme les affiches et les panneaux d’information, constate Alain Despiau-Peyralade. Pour faire levier sur le numérique et assurer une continuité de service, la SBA entend définir des standards, pour normaliser les systèmes. »

Qu’est-ce que le Digital Signage ? 

La commission s’est d’abord donné la mission d’expliquer l’affichage dynamique. À l’inverse de la communication audiovisuelle, qui est du domaine des services de communication, le Digital Signage est un dispositif d’affichage géré en fonction des besoins et du moment, par les équipes du bâtiment, des services généraux ou de la Direction des Systèmes d’Information. Cette diffusion de messages numériques est particulièrement bien appropriée à l’information de publics de passage ou en attente. « Dans l’affichage numérique, deux composants sont pris en compte : le contenu, c’est-à-dire toutes les applications du bâtiment qui apportent les informations, et le contenant, en l’occurrence l’écran, » décrit Alain Despiau-Peyralade. Prenons un exemple, celui d’un écran dans une gare, composé de différentes zones – disons 4 – qui affichent des données provenant de plusieurs sources : la première pour le départ des trains, la seconde pour les informations aux voyageurs, la troisième pour l’horloge, la quatrième pour la météo. Les quatre parties sont gérées par un logiciel de composition, sur la base de gabarits variés.

Un travail commun entre l’AV User Club et la SBA

Réunissant les compétences de l’AV User Club et de la SBA, la commission Digital Signage prévoit donc de travailler sur chacun de ces éléments (applications, écran, outil de composition), ainsi que sur le réseau. « Nous détaillerons les relations entre les données issues du bâtiment et leur transmission vers l’écran d’affichage dynamique, renchérit Alain Despiau-Peyralade. Il conviendra aussi de définir le précâblage nécessaire et les protocoles de communication adaptés (unicast, multicast ou VPN ?) à cette signalisation dans le smart building. Notre objectif est également d’étudier comment tout s’intègrera dans le Building Information System BIS, comment les données seront traitées dans le Building Operating System BOS puis organisées par l’outil  de composition pour enfin afficher les messages sur les écrans. »

La valeur ajoutée d’un label R2S 4 Signage

Ce travail sera à l’origine d’un cadre de référence R2S 4 Signage, dont les prérequis serviront à s’assurer que le bâtiment sera prêt à accueillir un dispositif d’affichage dynamique. Pas besoin d’ajouter un nouveau réseau, un câblage supplémentaire. Tout est prévu ; il s’agira juste d’apporter les services pour diffuser les informations aux occupants. « Ce référentiel constituera un vrai plus pour les futurs locataires, notamment en matière de sécurité, insiste Alain Despiau-Peyralade. Dans le cas d’un incendie par exemple, l’alarme sera doublée par l’envoi de messages préenregistrés sur les écrans des salles de réunion, pour faciliter l’évacuation des occupants. Et nos projets ne s’arrêtent pas là. Nous envisageons par exemple d’associer le son au Digital Signage, en plus de l’image, ou d’adapter cette technologie aux personnes malvoyantes, à mobilité réduite ou autistes, qui ne perçoivent pas les signaux de la même manière que le reste de la population. Aujourd’hui, cela n’existe pas ! » La commission imagine aussi créer un label Digital Signage spécifique pour les hôpitaux et les maisons de retraite, afin de centraliser un réseau d’information commun aux usagers et relayer un outil de composition, qui permette de partager des services dédiés sur l’écran de télévision dans la chambre du résident.

Dès à présent, les membres de la commission collaborent pour réaliser un livre blanc sur les technologies et les usages du Digital Signage dans le bâtiment, les villes et les territoires. Au sommaire : des notions sur l’audiovisuel et le transport des données, la définition de l’affichage dynamique, des cas d’usages, les équipements, ou encore les protocoles de communication. « J’invite les constructeurs et intégrateurs audiovisuel, communicants et juristes spécialisés à apporter leur contribution à cet ouvrage, propose Alain Despiau-Peyralade. Vos expertises sont les bienvenues. » Rendez-vous ensuite au dernier trimestre 2021 pour lire ce nouveau Thema de la SBA !

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